Pourquoi la politique?




Les enjeux de société m’ont toujours intéressée.

Depuis toujours, j’ai cherché à participer à la vie de la communauté dans laquelle je vis: à 16 ans, j’ai représenté mon école au Parlement Européen des Jeunes à Milan et je me suis ensuite fort impliquée dans cette organisation (en devenant « journaliste » de session, en présidant un comité thématique  et en organisant une session à Bruxelles) qui rassemblait des jeunes de toute l’Europe pour apprendre à connaître nos voisins européens et se familiariser avec le processus démocratique.

A l’université, ensuite, je me suis engagée dans le Centre d’Action Universitaire comme responsable de la commission enseignement.  L’objectif était de mettre un maximum d’outils à disposition des étudiants qui avaient besoin de soutien d’apprentissage (syllabus, notes, conseils) et de représenter la communauté estudiantine vis-à-vis du corps professoral.

Je suis également devenue cheffe d’un mouvement de jeunesse, responsable d’une compagnie de quarante guides de 12 à 16 ans.

Lors de mon Master à Harvard, je me suis engagée dans le projet PLAP (« prison legal assistance program »), une asbl qui représentait les prisonnierspour défendre leurs droits en prison ou lors de leurs passages devant le conseil de discipline de la prison.  Partisane d’une politique répressive claire, juste et ferme, j’ai aussi toujours eu la conviction que la démocratie passe par une représentation correcte de chacun, quelle que soit sa situation.

Bien que n’étant pas en première ligne, je m’investis dans le Comité des parents de l’école de mes trois enfants.

Remportant dans un centre interuniversitaire de formation à la gouvernance un concours d’éloquence où l’on m’avait assigné de défendre la thèse que le féminisme était un combat d’arrière-garde, le jury m’avait lancé: « voilà une femme que l’on retrouvera peut-être un jour en politique… »

L’idée a fait son chemin et, après 9 ans de barreau, j’ai concrétisé mon envie de franchir le pas vers la politique.

La question de savoir si la politique est un métier prête à débat mais, pour ma part, j’ai la conviction que si l’on veut faire de la politique sérieusement et accéder à des responsabilités pour faire bouger les choses, il faut y consacrer beaucoup de temps.  Car je crois, qu’encore plus que n’importe quel autre travail, la politique requiert une grande disponibilité.  Il faut en effet s’informer continuellement de ce qui a un impact sur notre société,  pouvoir être disponible pour écouter les citoyens et être présent souvent sur le terrain. Ce n'est pas pour autant que je vois cela comme un choix de carrière définitif ou invariable.

Je souhaite que mon action puisse s'exercer tant au niveau local comme conseillère communale qu'au niveau régional car ces deux niveaux s'enrichissent mutuellement.  Soyez apaisés, ce n'est pas un cumul car je ne suis ni bourgmestre ni échevine! Si vous m'accordez votre confiance, je compte m'investir pleinement dans mon mandat de députée régionale et représenter l'ensemble des Bruxellois au Parlement régional.

Aujourd’hui, je désire pleinement me consacrer à la vie de ma commune et me présente à son mayorat.